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Contemporary African Art Collection by Jean Pigozzi

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Art Paris 2011 montre la direction de l’art - Par Siegfried Forster, RFI

Art Paris 2011 est scandaleux. Une foire d’art contemporain et moderne qui s’ouvre ce 31 mars à Paris sans le moindre scandale à l’horizon. Aucune perquisition prévue, aucun tableau censuré, aucune image jugée pornographique, aucune guerre d’héritiers qui empêche l’accrochage d’une pièce, aucun boycott d’aucun pays. Art Paris se contente d’être une foire sans prétention qui va sans détour à l’essentiel : l’échange entre les artistes, galeristes, collectionneurs et curieux de l’art moyennant des idées ou de l’argent. On compte 125 galeries représentant 17 pays, et plus de 48 000 visiteurs sont attendus au Grand Palais jusqu’au 3 avril.

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La place de l'art africain contemporain

Comme il se doit, Art Paris expose aussi plein d’artistes chinois, indiens, américains et africains. En 2010, la création contemporaine africaine était à l’honneur avec une grande plateforme. En 2011, quelle est la place de l’art africain ? « L’important pour moi, c’est que l’Afrique reste dans ce salon, affirme le commissaire Lorenzo Rudolf. On montre que l’art contemporain est une affaire globale. Nous ouvrons les portes. On donne à nouveau aux artistes africains la place qu’ils méritent, parce qu’ils ont une qualité qui est comparable avec celle des artistes occidentaux. »

Les visiteurs constatent que souvent les mêmes artistes africains de l’année dernière sont exposés, à un détail près. Leurs côtes et les prix de leurs œuvres ont augmentés, raconte André Magnin, l’un des meilleurs connaisseurs de l’art africain contemporain et qui officie pour la première fois dans sa longue carrière comme marchand de sa propre galerie www.magnin-a.com. « Il y a moins d’œuvres que d’acheteurs. Donc, cela se passe très bien pour les artistes. Les prix augmentent forcement. Vous avez par exemple une œuvre de Cheri Samba qui fait 14 tableaux par an, ce qui est assez peu. Une grande toile de sa série J’aime la couleur a fait 80 000 dollars à New York. » Aussi présent sur le stand, des très petits tirages uniques des années 1948-52 au prix de 4 000 euros du Malien Seydou Keïta (1920-2001), « l’un des plus grands portraitistes de la planète », à côte d’une grande toile de Pierre Bodo, peintre dit populaire né en 1953 en République démocratique du Congo. Son tableau de 2010 sur les Sapeurs de Kinshasa coûte 7 000 euros.

Calixte Dakpogan


Le sculpteur béninois Calixte Dakpogan devant l'un de ses masques à Art Paris 2011
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Le sculpteur béninois Calixte Dakpogan, né en 1958, expose des masques qui intriguent sur des cimaises en couleurs : par exemple ce savant bric-à-brac avec des matériaux de récupération comme des ampoules bleues, des boucles d’oreilles et des visses. Une sorte de gris-gris sculpté, léger pour les yeux, mais lourd de sens.
« Au Bénin, le pouvoir des masques, c’est le Vaudou. On travaille à partir de ce qu’on voit. C’est la tête qui donne l’inspiration… Les masques sont accrochés aux murs pour rendre la maison belle. Ils ne sont pas dédiés au Vaudou. » Décoré au Bénin, Dakpogan est beaucoup plus connu en Europe : « En Afrique, on n’a pas de collections, on n’a pas le goût, ce sont les Européens qui nous aident, parce qu’ils achètent beaucoup chez nous. En Afrique, on n’a pas de preneurs. Il y a que des touristes qui achètent parfois, mais j’ai dépassé ce stade de vendre aux touristes. Maintenant je travaille avec des musées. »

En résumé, Art Paris 2011 ouvre les portes et crée des liens sans vouloir offenser ou obliger personne à suivre une « tendance » artistique ou un mot d’ordre culturel. Ce n’est pas très ambitieux pour l’art contemporain, mais fort agréable en tant que visiteur.

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